Je ne parlerais jamais

 Je ne parlerais jamais

Il y a 3 mois, jour pour jour, ce fut la fin de ma vie. Non pas que je fusse morte mais c'est ce jour là que j'ai perdue goût à celle-ci.

Pour comprendre mon histoire, revenons au jour où tout a commencer.

Il y a de cela plus de 17 ans, un 14 Janvier à la maternité de Seattle, je suis venue au monde. Faisant de Monsieur et Madame Joyce les heureux parents d'une jolie petite tête brune aux yeux noisettes-verts se prénomant Emily, dite Emy. Les années passèrent et cette petite fille que j'étais, grandit, dans un environnement serein, heureux, dans un quartier, je ne dirais pas huppé mais plutôt chic, de Seattle, avec tout ses amis, se découvrant pleins de passions et appréciant fortement sa vie, jusqu'il y a 3 mois.
C'était en Juin, l'année scolaire venait tout juste de se terminer et comme touts les ans, les élèves organisèrent de grandes fêtes chez eux, invitant une grande partie du lycée et rîmant entre alcool, sexe et drogue. Comme dans la plupart des lycées d'Amérique. Pour ma part, je n'allais que très rarement à ses fêtes, j'avais pourtant beaucoup d'amis mais je n'étais pas très douée avec la gente masculine. En effet, même si l'on disait de moi que j'étais plutôt jolie, j'étais de nature assez timide et réservée pour tout ce qui touchait le domaine sentimentale et d'ailleurs je n'avais encore jamais eu de petit copain. Non pas que les occasions ne se présentaient jamais à moi, mais j'avais grandit dans un monde de conte de fée et je croyais au prince charmant, je me doutais bien que je ne trouverais jamais le grand amour au lycée mais j'avais quand même des attentes envers le garçon qui saurait faire chavirer mon coeur. Mes copines disaient que j'étais un peu trop coincée et que je devait en profiter, mais moi je ne voulais pas faire comme tout le monde.

Ca vous est déjà arrivé d'idolatrer une star que vous auriez vu parfaite dans un film, vouloir lui ressembler parce que vous aviez l'impression qu'elle représentait tout ce que vous auriez souhaitait être, mais que par la suite vous découvrez dans un magazine ou sur internet qu'elle se drogue, a conduit en état d'ivresse ou qu'elle fait d'autres choses pas très catholique qui sont à l'opposés de ce que vous vous étiez imaginé à son sujet ?
Et bien pour ma part, cela m'est déjà arrivé plusieurs fois et c'est pour cela que j'avais décidée de ne pas faire comme les autres, ne pas prétendre être quelqu'un pour finallement enfreindre les régles pour sembler ête plus "cool" aux yeux des copains. Non, moi je m'étais fixée des régles que je comptais bien respecter. J'espérer que l'expression " cela ne se passe jamais comme on l'avait imaginé " été fausse et que mes rêves allaient se réaliser. J'étais jeune, naive, trop sûre de moi, je n'avais jamais connue le malheur ni la misère et vivait dans un monde qui n'éxitait pas, un monde parfait, qui n'était jusqu'à présent que le mien.
Bref, tout allait parfaitement bien jusqu'à ce fameux soir, où je m'autorisa à me rendre à une de ses fêtes avec mes amies, avec la ferme intention de m'amuser comme toutes les filles de mon âge.
Malheureusement, ce soir là, toute ma vie fut bouleversée car je me rendit compte que tout les idéaux avec lesquels j'avais grandit, tout les espoirs et les rêves que j'avais fondé en moi, n'avaient étés que le fruit d'un grand mensonge, que seule une pauvre petite fille naive comme moi pouvais encore croire. Et que la chose que j'avais le plus redouté toutes ses années, c'était abattut sur moi de plein fouet.

" Cela ne se passe jamais comme on l'avait imaginé "

Depuis ce jour, mes amies m'en veulent, surtout ma meilleure amie, Rachel. Presque plus personne ne me parle, je me renferme sur moi-même, je n'aime plus le monde dans lequel je vis, plus rien n'a de sens pour moi, mes parents ne comprennent pas ce qui m'arrive, en vérité, personne ne comprend parce que personne ne sait. Non, personne ne sait ce qu'il sait réellement passé, personne ne connaît la véritée :

J'ai été violée.

# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 09:57

Modificado el sábado 23 de mayo de 2009 17:26


Genre : Fiction, Drame, Romance


Synopsis :


Narratrice : Il arrive parfois que la réalitée vous échappe et dépasse les drames de la fiction. Parce que le monde n'est pas tout beau et tout rose et que certaines personnes ont peur de s'exprimer et n'ose pas demander l'aide d'autrui. C'est pour toutes ces personnes là que j'ai décidée d'écrire cette story, différente de toutes celles que j'ai écrite jusqu'à présent. Il y en a bien trop où tout finit bien, un petit drame par-ci par-là sans aucun véritable sens, les gens y attache peu d'importance, parce qu'ils ne s'imaginent pas que cela pourrait leur être arrivé mais la plupart des storys ne relatent pas assez la réalité et nous font croire à un monde qui n'existe, la plupart du temps, que dans nos rêves.

Une chose primordiale à savoir sur ma story : Ne vous fiez pas aux apparences !


Personnages :

Emily "Emy" Joyce * Kristen Stewart
Alexander Hamilton
Matthews Owens * Adam Brody
Mike Conners
Rachel Hardwick
William Easton
Kathleen Hamilton

Je propose des acteurs pour deux des rôles principaux mais vous pouvez les imaginez autrement si cela ne vous convient pas !
Aussi, les fans de Twilight peuvent prendre Robert Pattinson dans le rôle d'Alexander. Pour ma part, je ne l'imaginerait pas forcèment comme cela !


Cette histoire est écrite du point de vue interne du personnage principal.
Je vous laisse la découvrir en espérant qu'elle vous plaira,
La créa'lili


Merci à Am-I-Real pour tous ses conseils et ses corrections !


Quatres articles par pages


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# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 09:52

Modificado el sábado 23 de mayo de 2009 18:02

Chapitre 1 : Prophétie onirique

Chapitre 1 : Prophétie onirique

Dreamlike Prediction






Je marche. Je marche en direction d'un parc.....il me semble...je n'en suis pas certaine, tout est flou, presque irréel, mais je m'en moque.
Je me sens bien, l'atmosphère m'y est agréable et je n'aurais souhaité pour rien au monde m'éloigner de cet endroit.

La main gauche tendue vers le haut, je ne comprends toujours pas vers quoi je me dirige exactement. Au fil de mon trajet, je perçois des gens, une foule de gens et je ne reconnais pas un seul d'entre eux.

Soudain, j'eu l'impression d'être minuscule, le monde me parait bien vaste et les inconnus qui se déplacent autour de moi ressemblent à des géants. Seul, un petit nombre de personnes semblent être à ma taille.
Cependant, quelque chose me dérange chez eux, ils ne sont pas comme moi. Peut-être est-ce ma vision qui me joue des tours mais j'eu la soudaine impression qu'ils avaient tous les pommettes assez proéminentes, leurs bras et leurs jambes plutôt rebondies. Quoi qu'ils fussent, c'est étranges personnages n'avaient pas leur peau sur les os.
Je vis soudainement un des géants s'approcher de moi. Une femme me semble-t-il.
Cette grande dame aux allures de poupée géante, s'abaisse à ma hauteur et tend ses grands bras vers moi avec un large sourire de compassion.

Au même moment, mon bras gauche devient très lourd et retombe à côté de moi, comme lâché par quelque chose. La dame s'avance et me prend tendrement dans ses bras.
Etrangement, je me sens heureuse en cet instant. Je ne veux guère me dégager de l'étreinte de cette femme dont je discerne à peine les traits du visage.

En vérité, je suis pratiquement sûre de rêver.
En générale, ma vie ressemble plutôt à un cauchemar et si celui-ci en avait été un, j'aurais souhaité de tout mon c½ur l'échanger contre la réalité.

Soudain, ma vision s'éclaircit.
Je me tourne sur ma droite et perçoit mon reflet dans la vitrine d'un grand magasin.
Cette fois, je suis bel et bien certaine de rêver. Tout devint clair.
Dans ce miroir, je me perçois moi à l'âge de cinq ans environ. Les étranges personnes joufflues présentent autour de moi, sont des enfants jouant dans le parc et les géants sont leurs parents.
Je lève la tête vers la gauche et reconnaît mon père qui me tenait la main quelques minutes plus tôt. Devant moi, desserrant légèrement son étreinte, ma mère m'offre son plus beau sourire.

Elle commença à écarter ses lèvres, comme pour me parler mais aucun son ne sort de sa bouche, en même temps qu'elle ressere ses bras autour de moi.
C'est étrange, j'ai soudain l'impression que son visage prend une expression ..... Sadique.
Le paysage change et laisse place à une pénombre froide et terrifiante.
Me c½ur se met à battre la chamade quand le visage de ma mère se transforme en un autre visage mille fois moins accueillant.

Dans un soubresaut vertigineux, mon rêve devint alors cauchemar et je me retrouve à nouveau dans les bras de mon agresseur.
Mon c½ur s'emballe, mes membres se pétrifient et soudain ce que j'avais auparavant interpréter comme un rêve se révéle être plus vrai que nature.
Je suis tétanisée de stupeur et d'horreur. Je tente tant bien que mal de me sortir des griffes de cet être abominable, sans succès.
J'ai l'impression soudain de revivre le soir de mon agression.
Ma bouche s'entrouvre alors, avec la ferme attention d'y laisser s'échapper un cri d'effroi, sauf que rien n'en sort. Je lutte avec acharnement contre l'envahisseur en le martelant des mes poings les plus durs. Je sens mon c½ur se fissurer sous la peur et la colère, j'ai véritablement l'impression de tomber dans un gouffre sans fin.

Ne voyant plus aucune solution, je laisse la peur me submerger jusqu'au plus profond de mon être. Je vois déjà ma vie se finir, quand soudain, je m'éveille en sursaut, haletante, le souffle plus saccadé que jamais.

Quand je commençai enfin à reprendre mes esprits, les rayons du soleil entrèrent par la fenêtre de ma chambre, m'éblouissant par la même occasion. En une fraction de seconde, je mis mes mains devant mes yeux en comprenant que je venais de me réveiller. Je repris profondément mon souffle, plus heureuse que jamais que ce ne fut qu'un rêve.
Je tressaillis à la pensée que celui-ci aurait pu être réel quand la sonnerie de mon réveille-matin se déclencha.

Mes esprits enfin retrouvés, je tournai ma tête vers celui-ci et vit qu'il était sept heures du matin. C'est alors que je compris le pourquoi de ce rêve, qui m'avait parût plus réel que les fois précédentes.

J'avais eu une vision onirique, mais pour le moins prophétique.

En effet, nous sommes début septembre et aujourd'hui, c'est le jour de la rentrée scolaire. Autrement dit, l'instant que j'avais redouté pendant les trois derniers mois de mon existence, allait enfin venir à ma rencontre aujourd'hui.
J'allais devoir confronter tout mes ex-amis qui ne me parlaient plus mais le pire dans tout ça est que j'allais le revoir, lui.

Je me mis alors à trembler sans vraie compréhension, cela me faisait toujours le même effet quand je pensais à lui.
Depuis le soir où il m'avait arraché ce que j'avais de plus précieux, ma fierté et ce qui faisait de moi un être innocent et pure, j'avais des envies de meurtre. Bon nombre de fois je me suis imaginée allant chez lui avec le fusil de chasse de mon père et le punir, mais je n'en fis jamais rien.
Tout d'abord parce que cela aurait finit par se retourner contre moi, quand on m'aurait accusé d'assassinat, mais aussi car la mort n'est pas le pire châtiment que l'on puisse infliger à un criminel. Cela n'aurait fait qu'apaiser ses remords, s'il en avait, et l'aurait finalement éloigné de tout problème.

Mais ce n'était pas ce que je voulais. Non, je voulais qu'il souffre comme il m'avait fait souffrir.
C'est alors que d'étranges pulsions m'envahir, des pulsions assez macabre ou morbide, chose qui ne m'était jamais arrivé avant cela. Si trois mois auparavant on m'avait dit que je pouvais avoir recourt à un esprit aussi tordu dans les pires moments de mon existence, j'aurais eu honteusement pitié de moi-même. Ce qui n'était décemment pas le cas, second sentiment que je n'arrivais toujours pas à comprendre.
En réalité, j'étais plutôt fière de le haïr à ce point. Cela me permettait, en quelque sorte, de ne pas sombrer dans une totale dépression. Et j'aimais me rattacher à l'idée qu'un jour je pourrais enfin tout oublier, recommencer à être heureuse et que par la même occasion, il souffrirait.
Cette pensée me fit sourire.
Malheureusement, je ne fus pas certaine que ces deux futurs seraient, un jour où l'autre, reliés.

Mes spasmes s'atténuèrent progressivement quand j'attendis un bruit de vaisselle provenant de la cuisine. Ma mère devait être levée.
Je décidai alors de me positionner devant ma fenêtre, compter les voitures qui passaient en espérant retarder le plus possible le moment où je me rendrais au lycée.

Peuplé d'êtres abominables, manipulateurs sans plus aucun intérêt pour moi, le lycée serait désormais mon enfer sur terre.



A suivre...





# Enviado el lunes 06 de abril de 2009 09:58

Modificado el sábado 23 de mayo de 2009 16:11

Chapitre 2 : Journée maussade

Chapitre 2 : Journée maussade

Gloomy Day




1 voiture......2 voitures.....3 voitures.....4 voitures.......

Cela faisait environ dix bonnes minutes que mon réveil avait sonné mais je restais là, perchée devant ma fenêtre en essayant d'ignorer les appels incessants de ma mère qui me suppliait presque de venir déjeuner en me rappelant que j'allais finir par être en retard au lycée.
Elle n'avais sans doute pas encore compris que c'était justement le but de la man½uvre.

Deux minutes plus tard, elle se décida à monter me chercher. N'ayant plus d'excuses, je fus obligée de la suivre. Néanmoins, mon appétit me servit d'allié dans cette bataille perdue d'avance, et fut lui aussi bien décidé à n'en faire qu'à sa tête.
Ma mère prit tout ma petite mascarade à la rigolade et me ressassa mes premières années d'écoles et toutes les crises que je piquais quand je ne voulais pas la quitter, comme touts les enfants du monde, le premier jour de l'entrée en maternelle.
J'essayai moi aussi de rigoler, mais mon mal venait de plus loin. Je redoutais la rentrée scolaire pour une raison beaucoup plus grave et j'espérais qu'elle ne la découvre jamais.
Non, il ne fallait pas qu'elle le sache. Jamais.
Non seulement elle serait blessée que je ne lui en ai pas parlé plus tôt, mais aussi elle souffrirait terriblement souffert de me savoir ainsi.
Même s'il lui arrivait souvent d'être agaçante et de dégager un aspect très superficiel devant les autres, elle restait tout de même une mère aimante et protectrice, Ma mère. Et comme toutes les mères du monde, cela lui ferait beaucoup trop de mal de voir son enfant, sa propre fille malheureuse.

De toute façon, elle ne le saurait jamais. Cette pensée me rassura. Même si elle se posait beaucoup de questions, elle ne penserait jamais à une telle chose. elle s'était imaginé que je m'étais disputée avec Rachel pour une broutille et ne comprenait pas pourquoi je me mettais dans un tel état.
En effet, même si Rachel était ma meilleure amie, cela n'aurait pas du miner mon moral au point de ne pas sortir de ma chambre durant tout l'été.

Mainte et Mainte fois, elle avait essayé de me faire sortir, voir d'autres amis. Mais j'avais toujours refusé prétextant être fatigué ou n'en avoir tout simplement pas envie. Ce qui était loin d'être un mensonge.
Hier encore, elle m'avait sermonné en me disant qu'il ne fallait jamais ignorer ses amis car l'amitié est une chose essentielle à l'épanouissement personnel. Contre toute attente, elle m'avait dit que même si l'école est une chose importante et que cette année serait décisive pour mon entrée à l'université, il fallait que je m'amuse et que je profite de cette rentrée pour me faire de nouveaux amis. Allant à l'encontre de touts les autres parents, ma mère se montra très vieille copine avec moi, et là où la plupart des adolescents auraient été fous de joie, moi j'aurais espéré que ma mère soit pour une fois, plus responsable.
Je me demandai quelle remarque elle me ferait ce matin, puis, n'ayant finalement aucune envie de la connaître, je montai me laver et me préparer. Quand je redescendis, mon sac sur les épaules, elle ne manqua pas de me rappeler.

- A ce soir chérie, prend de bonnes décisions ! me lança-t-elle avec un sourire et un regard plein de sous-entendu.

Marmonnant quelque chose d'incompréhensible, je franchis le seuil de la porte.
La refermant derrière moi, je remarquai que le temps était plutôt maussade, brumeux, comme à son habitude dans cette région du pays. Cela tombait bien puisque j'avais mis mes gros gants et m'étais emmitouflée comme en plein hiver.
En réalité, si j'arborais cette tenue de camouflage, c'était tout bonnement pour ne pas me faire remarquer comme toutes ces filles de petite vertu s'amenant en mini-jupe le jour de la rentrée, alors que la température extérieure n'était vraiment pas élevée.

Sortant les clés de mon sac, je montai dans ma voiture.
Pour la première fois de ma vie, je respectai tellement les limitations de vitesse, que je réussis même à me faire doubler par une petite mémé au volant d'une voiture sans permis.
Soupirant, je me mis à accélérer.
En effet, l'heure tournait et arriver en retard en cours dès le premier jour m'aurait fait remarquer plus que nécessaire, tout ce que je voulais éviter.

Arrivée au lycée, je me garai là ou il n'y avait pas trop de monde. Je me rendis à l'accueil pour recevoir mon emploi du temps et d'autres paperasses. En sortant du bureau, j'entendis un groupe de fille ricaner.
Quand je levai la tête vers elles, je reconnu Rachel, mon ex-meilleure amie.
Voulant éviter le plus de monde possible aujourd'hui, je me mis à marcher en baissant la tête. Au moment de passer à côté d'elle, la curiosité me piqua au vif et je me sentis comme obligée de lever la tête vers elle. A ce moment là, elle me vit, me lança un regard haineux avant de lever un sourcil moqueur et de subitement tourner la tête presque ennuyée.
J'étais dorénavant pratiquement sûre de deux choses. La première était qu'elle ne m'avait toujours pas pardonné et la deuxième, qu'elle m'avait très vite oubliée. Cette dernière pensée me fit mal au c½ur. Tête baissée, je me dirigeai vers mon premier cours de Littérature en repensant au passé, quand nous étions les deux meilleures amies du monde.
Une pointe de nostalgie surgit alors en moi.

Une fois en classe, je m'assis à une table du fond et déballai mes affaires. C'est alors que je m'aperçus que même en prenant soit d'être extrêmement lente dans le but d'arriver le plus tard possible, je réussissais quand même à avoir cinq minutes d'avance.
Voyant qu'il n'y avait presque personne d'autre en classe, je me remis à rêvasser.
Ressassant les derniers évènements de ma vie, je me surpris à repenser à un souvenir plus douloureux que les autres, qui m'avait brutalement frappé le matin même. Et je m'imaginais ce que cela me ferais quand je me retrouverais en face de lui.
J'eus soudainement une boule dans la gorge et un besoin pressant d'oublier toutes ses images, quand une voix masculine vint me sortir de mes pensées.

- Je peux m'asseoir ici ? me dit-il en désignant l'autre chaise bornant ma table.

Bien que je ne connaisse son nom et qu'il n'en soit pas conscient, je lui fus reconnaissante d'être intervenu alors que les larmes commençaient à me perler aux creux des yeux. Aussi bête que cela puisque paraître, sous le coup de l'émotion, je m'apprêtais à le remercier mais n'en fit rien, il m'aurait très certainement pris pour une folle.
Lui lançant un petit sourire, j'acquiesçais.

- Merci, me fit-il en me rendant mon sourire.

Il avait l'air plutôt gentil. Des cheveux bruns légèrement bouclés, un regard perçant et une pointe d'humour dans la voix. Peut-être deviendrions-nous amis.
Il se mit à rigoler quand je m'aperçus, trop tard, que je le dévisageais impoliment.
Gênée, je détournai la tête. Ne lui adressant plus aucun regard de toute l'heure.
La journée passa comme un éclair et par chance je ne croisai plus aucun visage familier.
En rentrant chez moi le soir, je filai directement dans ma chambre sans donner la moindre explication à ma mère. De toute façon, elle ne louperait rien, c'est simple, il n'y avait strictement rien à dire. Je fus étonnée de constater que cette journée n'était finalement pas aussi horrible que ce à quoi je m'attendais. Espérons que cela allait durer, malheureusement, je ne croyais pas assez en ma bonne étoile pour espérer que ce fusse le cas jusqu'à la fin de mon secondaire.



A suivre...









# Enviado el jueves 09 de abril de 2009 13:46

Modificado el sábado 23 de mayo de 2009 16:34